Le choix de dimanche en 10 exemples

Je demeure convaincu que la question du programme est essentielle. En 10 points, je souhaite illustrer aux habitants de la circonscription mes positions pour être demain constructif et vigilant, force de propositions et de conviction.

Merci aux bénévoles de la campagne qui diffusent en ce moment 10 000 documents sur le terrain.

  1. Moralisation de la vie politique

Je rejoins la volonté du chef de l’Etat de porter une loi de moralisation de la vie politique. Les avancées portées sous le précédent quinquennat doivent être amplifiées. S’il faut attendre la discussion du texte en séance, il me semble nécessaire à la lecture du texte présenté en Conseil des ministres, d’aller plus loin sur la prévention des conflits d’intérêt et l’encadrement du lobbying. J’apporte un soutien total à cette démarche.

  1. Fiscalité et Contribution Sociale Généralisée

Cette mesure touchera les retraités de façon inéquitable car la CSG n’est pas un impôt progressif. La fusion de la CSG et de l’Impôt sur le Revenu aurait permis de mettre en place une plus grande justice fiscale fidèle au principe selon lequel on contribue selon ses moyens et ses capacités. En l’état les compensations avancées sur le remboursement des soins (audio-prothèse, optiques et dentaires) ou la Taxe d’habitation doivent être très fortement précisés.

  1. Moratoire sur la pénibilité

La fin du compte pénibilité serait une régression pour les ouvriers ou les forces de sécurité qui ont une espérance de vie inférieure au reste de la population. Le Président de la République s’est exprimé en faveur d’un moratoire sur sa mise en œuvre. A 35 ans, un homme cadre supérieur a une espérance de vie de 49 ans, un ouvrier a quant à lui une espérance de vie de 42 ans, soit sept années d’écart. Ce dispositif peut être reconsidéré, repensé mais ses objectifs ne peuvent disparaître où il s’agirait d’un renoncement à lutter contre certaines inégalités.

  1. Remise en cause du tiers payant généralisé

L’un des objectifs du tiers-payant est de permettre aux personnes qui ont des revenus modestes et qui ne sont pas couvertes par la CMU d’aller chez le médecin, sans avoir à avancer d’argent. Les 23 euros à débourser jusqu’ici dissuadaient certains de se faire soigner. Le tiers-payant nécessite pour autant un accompagnement spécifique pour étendre l’accès aux soins aux plus démunis. Sa remise en cause si rapide serait une régression.

  1. Forfait d’indemnisation en cas de licenciement

Ce sujet est important car il touche principalement les licenciements abusifs, c’es à dire les indemnités  versées en réparation d’un licenciement injustifié, dont le motif n’est pas jugé valable par le conseil de prud’hommes. En réalité les prud’hommes agissent de façon assez homogène et le plafonnement n’entrerait que des injustices vis-à-vis des cas les plus symboliques comme le licenciement d’une femme enceinte.

  1. Vote de la loi d’habilitation à légiférer par ordonnance sur la réforme du code du travail

La réforme du code du travail par ordonnance pose un véritable problème de méthode car elle minore à la fois le dialogue social et à la fois le rôle du Parlement. C’est un sujet majeur car cette façon de modifier le code du travail voulue par le Président de la République vise à instaurer un choc de confiance. S’il en va autrement et que l’impact sur le marché de l’emploi n’est pas rapide, nous risquons d’assister à un choc de défiance, notamment des syndicats et des personnes qui seront dans des situations de précarité plus importantes. 

  1. Suppression de 120 000 fonctionnaires

La question de la suppression du nombre de fonctionnaires est souvent agitée comme un chiffon rouge. Tout le monde se rejoint sur la nécessité de donner des moyens à nos hôpitaux, nos forces de l’ordre, nos écoles tout en disant qu’il faut baisser le coût de la dépense publique.

En réalité, la question principale est celle du service public car un même service peut être privatisé, géré en délégation de service public (financement public mis en œuvre par le privé) ou en régie (gestion publique) pour des coûts et des résultats variables selon les secteurs. Le nombre de fonctionnaires supprimés est donc secondaire vis-à-vis de la question centrale qui demeure : quel service public et comment le mettre en œuvre ?

Je serai d’une vigilance extrême sur ces propositions et m’oppose en l’état à un objectif de suppression déconnecté d’un débat sur les services publics et leur périmètre. N’oublions pas que « le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

  1. Rythme scolaire à la carte

Donner la responsabilité aux communes de choisir le rythme alors que la question centrale est de permettre aux élèves le meilleur apprentissage paraît étrange puisque la politique éducative est de la compétence de l’Education Nationale.

Alors qu’il y a une volonté forte d’améliorer les apprentissages pour les élèves de CP/C1 relevant des Zones d’Education Prioritaire, on laisserait les communes qui connaissent des contraintes financières, arbitrer sur un enjeu éducatif ?

Il y a un problème d’objectif et de sens dans cette mesure, car s’il est sain de vouloir améliorer le dispositif, il n’est pas normal que cette décision incombe aux communes et impacte les élèves de façon aléatoire selon leur lieu de scolarisation.

  1. Carte blanche du Président de la République sur le handicap

Les enjeux sont immenses et il faudra des Députés militants sur la question technique du handicap et de l’inclusion. Le Président de la République a eu des paroles fortes lors du débat du second tour, il faut des Députés vigilant pour qu’elles ne soient pas déçues.

  1. Engagement de 50 milliards d’€ d’investissement public sur le quinquennat dont 30% consacrés à la transition énergétique

La question du périmètre de cet engagement est essentiel et il faudra se montrer exigeant pour permettre que les investissements publics  puissent être démultipliés par un environnement juridique incitatif pour les énergies renouvelables. Le cas récent du décret décret n° 2017-676 du 28 avril 2017 relatif à l’autoconsommation d’électricité ou les problèmes spécifiques de développement de l’éolien montre la technicité de ces enjeux où un dialogue fort et constant doit être mené avec les spécialistes du secteur.

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Notre clip d’avant premier tour

Valeur de solidarité, esprit d’entreprise et développement durable seront au cœur de mon action et de mon ambition pour la septième circonscription et notre pays.

Le 11 juin, je vous invite à m’accorder votre confiance si vous vous retrouvez dans ces principes et ces valeurs qui permettront de soutenir ceux qui créent et d’épauler ceux qui souffrent.

Bernard GARRIGOU